Parce que je les préfère en chocolat les poissons.

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Parce qu’être en chocolat n’est pas plus ridicule que d’être clown ou chat.

Parce que traverser l’océan Atlantique est la plus belle des aventures lorsque l’on est confiné dans un aquarium.

Parce que le faire deux fois est le plus délicieux des caprices lorsque l’on est destiné à être croqué.

Parce que franchir des frontières est insignifiant lorsque l’on a des envies d’ailleurs. 

Parce que l’Irish Stew est aussi appétissant que l’Hamburger ou l’Enchiladas, et la musique celtique aussi chaleureuse que le Rap US ou les Mariachis.

Parce que j’aimerais plus que tout qu’il reprenne la mer pour découvrir la côté gaélique.

Parce qu’il n’y a de plus beau cadeau que ceux du poisson en chocolat…

… Je profite de son cinquième poisson en papier rose pour l’en remercier à nouveau et l’inviter à me rejoindre très bientôt. 

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mercredi 26 janvier 2011 20:07


Le photographe de l'aéroport

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L'arrivée des vols à un aéroport est une véritable mine d'or en termes de personnages en tout genre, venus d'ailleurs... Celle des vols internationaux l'est d'autant plus que la composante "touriste" est multipliée. 

Il y a les loufoques, les rigolos, les attendrissants, les pathétiques, les perdus, les seuls, les agaçants, les émus, les pressés, les impatients, les bronzés, les amoureux (les pires !) ,les déçus, les nostalgiques, les rêveurs…

Il y a ceux qui, enfermés dans leur bungalow luxueux à cause d'Easy, la tempête tropicacal, ont compté les jours avant de retrouver leur bulle dorée et sécurisée.

Il y a les tourtereaux qui rentrent de leur lune de miel. Ils sont reconnaissables à leur sourire niais et leur regard inquiet de démarrer un quotidien fade et monotone à deux. Ils savent qu'ils n'y échapperont pas.

Il y a les parents qui courent dans les bras de leurs enfants qui font semblant de partager leur émotion. Abandonnés depuis une dizaine de jours, ils rêvent déjà des prochaines vacances "glace-chocolat-télé" chez Mamy sans se faire gronder.

Il y a les couples aveuglés qui se tombent dans les bras et se promettent de ne plus jamais laisser la distance les séparer, jusqu'à la prochaine escapade en solitaire qui aura tout de même le mérite de prolonger leur couple déjà en péril.

Il y a les amis de longue date qui s'embrassent chaleureusement, la peur au ventre que le temps ait eu raison de leur amitié.

Il y a l'aventurier qui découvre un nouvel aéroport et que personne n'attend jamais nulle part.

Il y a les indécis, ceux qui, aux moments de franchir la porte de sortie, se demandent encore s'ils ont pris la bonne décision de traverser de l'Atlantique. "Une folie!" pensent-ils.

Il y a les businessmen qui ne prêtent nullement attention au cirque qui les entoure. Ils repèrent en un quart de seconde la station de taxis, direction vers laquelle ils se dirigent déjà d'un pas déterminé.

Il y a les malchanceux qui restent plantés au milieu du hall, balayant désespérément la foule du regard. On les a encore oubliés.

Il y  a les blasés qui ont manqué leur correspondance, et leurs valises. Non, Boston ne faisait nullement partie de leur itinéraire, ils vont pourtant devoir y passer la nuit.

Il y a les imbuvables aux lunettes de soleil, perchées sur leurs hauts talons aiguilles, maudites par les autres passagères : "Elle aurait ralenti tout le monde s'il avait fallu évacuer l'avion d'urgence !".

Il y a les membres d'équipage dont LE membre embauché pour sa plastique impeccable dont la perfection nargue tous les jaloux, même après 8h de vol.

Il y a les locaux, désespérés devant tant de niaiseries, navrés du fait que les gens puissent être si heureux de se retrouver après un vol long ou moyen courrier, comme si la survie n'était du qu'à une bonne étoile, justement celle à gauche de la Grande Ourse qu'ils ont dépassé un plus tôt dans le ciel. "Vivement que je sois à la maison !".

Il y a les frustrés qui n'en ont jamais assez, qui regrettent encore, toujours,  de ne pas les avoir dépensés, les 200$, pour nager avec les dauphins dans la piscine.

Il y a les célibataires qui rentrent... Célibataires. Non, les vacances arrangées, on ne les y reprendra plus !

 

Et puis...

 

... Il y a les GM ! Les Gentils Membres d'un voyage organisé qui arrivent au compte goutte sous le regard assombri d'un GO ! Gentil Organisateur ("La moyenne est encore d'une soixantaine d'années. Au revoir, fantasme d'une belle fille désabusée !").

Ils sont contents les GM, très contents même à l’idée de partager des moments inoubliables pendant une semaine avec leurs nouveaux amis dont ils s'empressent de faire la connaissance. Ils ont des casquettes, au bout d'un cordon, des lunettes, un bermuda et des chaussures de marche, sans oublier un K-Way fièrement attaché à la ceinture. Ils sont parés à toute intempérie, la beaufitude à l'état pur…

 

Aujourd'hui, dans le troupeau, il y a le photographe. Je l'ai ainsi surnommé "Le photographe de l'aéroport". 

Le photographe de l'aéroport, donc, c'est le plus enjoué du groupe. Il parle fort, gesticule dans tous les sens, fait la bise à tout le monde, maris et femmes confondus (chez lui, c'est quatre). 

Le photographe de l'aéroport, il est grand, maigrichon, et blanc, très blanc. Au retour, il sera rouge, très rouge. La crème solaire, c'est ringard. 

Le photographe de l'aéroport, il prend trois places sur les cinq sièges disponibles du hall de l'aéroport. Il déballe toutes ses affaires, du maillot de corps aux caleçons kangourou, de la brosse à dent au rasoir. Il cherche avec fougue son appareil photos emmitouflé dans les bas de sa femme.

L'appareil photos du photographe de l'aéroport, il est gros, il en impose, bien qu'un peu trop compliqué d'usage avec toutes ces options ! Mais il fait déjà parler de lui, Marie-Claude et Francis sont sans voix.

Son ego et sa côte de popularité au top, le photographe de l'aéroport, il en prend déjà plein, des photos: le fast-food, le bureau de change, le Starbucks, Barack Obama grandeur nature en carton. Il y est, en Amérique ! Enfin ! La grande, la belle Amérique !

Mais ce que le photographe de l'aéroport préfère, c'est tirer le portrait de ses nouveaux amis, le visage dégradé par la fatigue, le changement de température, le décalage horaire et trente ans de vie commune.

Qu'importe, le photographe de l'aéroport, c’est lui qui recevra le plus d’e-mails insistants de ses nouveaux amis de retour sous la grisaille parisienne pour qu'il partage ses chefs-d'œuvres, et les autres.

Le photographe de l'aéroport, il arrive de Roissy, il est français, de la France ! ...

 

Vive les vacances et vive la France ! (Vive la France et vive les vacances ?!)

 

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vendredi 15 octobre 2010 00:20


Tu sais que tu es bien arrivé aux Etats-Unis quand... (Suite)

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Tu fais le tour du quartier pour trouver un distributeur dans lequel le retrait sera gratuit mais qu’il est vide,

Être végétarien devient un calvaire mais que tu es ravi de ne pas ajouter de viande à ton ticket de caisse,

Les fruits et les légumes sont plus chers que les « potatoes » et les « ribs »,

De nombreux restaurants ont un nom français mais qu’ils servent principalement hamburgers et pizzas,

Les passants s’excusent quand TU les bouscules,

Les terrasses sont non fumeur,

Tu peux te rendre à l ‘aéroport en bateau, histoire de prolonger tes vacances jusqu’au dernier moment,

Les prix chez H&M sont les mêmes ici en $ que chez toi en € sans passer par la conversion, et ça, vraiment, c’est chouette,

Des envoyés de Dieu prêchent la bonne parole à tous les coins de rue et que tu leur réponds que tu sais déjà que tu finiras en enfer pour leur éviter du temps de perdu,

Tu es sûr de croiser des mexicains au 7 Eleven et que c’est la raison principale pour laquelle tu y vas,

Tu te demandes ce que deviennent les centaines de glaciers en hiver,

La règle sur l’usage du klaxon « uniquement en cas de danger immédiat » ne fait définitivement pas partie de leur code de la route,

On n’arrête pas de te demander des directions, et que toi, français, ça t’agace qu’on t’assimile aux américains,

Tu crains que les scientifiques découvrent un jour que l’on a un capital « usage de ses jambes » parce que tu penses avoir déjà largement épuisé le tien en quelques jours,

Tu décides d’arrêter de manger les 10 premiers jours pour perdre 5 kilos, comme ça, quand tu rentreras chez toi avec 7 de plus, ça ne fera l’effet que de 2,

La moitié de tes camarades sont français et situent Cormontreuil sur une carte (ah non, pas ça !),

Tu es excusé d’envoyer balader les gens uniquement si tu précises avant que tu es français, question d’habitude,

Il y a des églises aux pieds des banques, un peu comme il y en a devant les vitrines du Quartier Rouge d’Amsterdam,

Les programmes pour rencontrer l’homme de sa vie, préparer son mariage et enfin vivre au mieux son divorce s’enchainent à la télé,

Tu as le temps de faire une dizaine de pause pipi / clope pendant un film à la télé,

Tu n’as même pas besoin de traverser la rue pour te rendre à un fast-food (trop dangereux), il y en a sur ton campus,

Tu comprends assez rapidement que tu ne rencontreras pas ou peu d’américains en Amérique,

Les coups de tonnerre ne sont pas suivis par des éclairs (constants) mais par les sirènes des pompiers (rassurant),

Tu as l’impression que le ciel va se fendre en deux  ta maison quand un orage éclate,

L’arrêt de bus est en plein milieu d’un boulevard à trois voies,

Le décalage horaire ne t’arrange pas pour travailler en journée avant d’aller en cours à 17h (23h en France, idéal pour Skype, Msn, Facebook, Gmail et autres distractions),

Des policiers blancs arrêtent des personnes de couleur (non plus, c’est comme chez nous),

Il faut sauver la pompom girl… SAVE THE CHEARLEADER !,

La speakrine de la télé t’annonce jovialement après chaque coupure de pub que tu es en train de regarder tel programme et que tu ne peux t’empêcher de lui répondre, agacé, « J’AIMERAIS BIEN ! »,

La classe, c’est d’avoir des tongues aux pieds, qu’importe la tenue,

Tu n’as pas fait le malin la première fois que tu as eu affaire à des policiers mais que, depuis, tu s appris à en rire,

Sortir en boîte devient un mythe dans la mesure où sortir avant minuit n’a jamais fait et ne fera jamais partie de tes habitudes et que tout ferme à 2h du matin,

Tu aimerais quand même bien aller faire un tour au RICE, un jour,

Tu réalises que la chope n’est pas du tout un concept international, (« On se date demain ? » « Ben non, pourquoi ?! »),

L’employé du bureau de tabac te demande pourquoi les français aiment les américains, que tu les réponds que le fait de vivre dans leur pays ne voulait pas forcément dire que c’était le cas, qu’il te rétorque que tu l’as mal compris et qu’il te demandait justement pourquoi on ne les aimait pas et que tu lui réponds à nouveau que « it makes more sense that way »,

Tu dois montrer tes yeux cachés sous tes lunettes de soleil au conducteur de bus et qu’il ne t’autorise à monter dedans uniquement parce qu’il les trouve « beautiful » alors que tu es en retard comme jamais,

Tu trouves les concours de « bouffe à vomir » PRESQUE divertissant alors que tu hurlerais au scandale en France,

Tu vérifies l’évolution de l’euro par rapport au dollar quotidiennement et qu’il t’arrive de te sentir plus riche de 10 centimes par unité du jour au lendemain,

Tu lances les paris avec tes amis sur celui ou celle qui perdra son passeport en premier, tout en croisant les doigts pour que ce ne soit pas toi,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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dimanche 03 octobre 2010 20:47


Sur un air de musique classique...

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Assise à flanc de colline, je surplombe une foule qui s'amasse un peu plus autour de la scène. Les parapluies ne sont que prévention. Rien ne saurait gâcher ce qui s'apparente être la dernière journée pendant laquelle les familles peuvent encore se retrouver dans un parc et célébrer la fin d'une semaine ensoleillée. 

 

L'automne est arrivé à Boston. J'ai hâte que le vert des arbres se transforme en une farandole de couleurs et embellisse avec harmonie le rouge et l'orange des briques de la ville. Bientôt, c'est la neige qui viendra recouvrir de son blanc manteau les feuilles fraîchement tombées. Mais ne sautons pas les saisons. Il y a encore beaucoup de belles choses à vivre avant l'hiver.

 

Les cors assourdissants et les flûtes traversières commencent à frémir, impatients de s'exprimer mélodieusement et d'enchanter tous les choeurs. 

15h00, jouez violons sonnez crécelles. Un concert commence à l'heure en Amérique.

Je ne peux être nulle part ailleurs qu'aux Etats-unis,  une  afro américaine entourée d'un orchestre fil harmonique vient de chanter l'hymne national lors d'une banale rencontre un dimanche après-midi dans un parc. Inconcevable que le chef d'orchestre se joue de ses musiciens avant cela. C'est à l'unisson que le public s'est levé pour honorer les valeurs d'une nation pourtant si divisée. J'en suis bouleversée. 

Cette scène ne serait envisageable en France. Notre hymne à nous ne réunit pas, il disperse. Malgré les divergences d'opinion, les inégalités sociales et les maux quotidien, le "Star-Spangled Banner"soulève un peuple uni, la "Marseillaise" aggrave ces différences. 

 

N'est-ce pas aussi pour ces raison que j'ai fui mes racines ces cinq dernières années, mon sentiment d'appartenance et de dévotion à mon propre pays étant si limité ? Je ne saurais dire si c'est l'arche de la contre-basse ou le doigté de la harpe qui m'inspirent autant ou si c'est simplement le fait d'être ici qui me rend si lucide, dans une contrée si lointaine de ma culture et tellement fascinante à la fois. Probablement un mélange des deux. J'en ai les larmes aux yeux. 

 

 

J'ai été bercée par la musique classique très tôt grâce à mes grands-parents. A l'époque, l'écoute de cette douce mélodie profonde et pourtant si violente m'était insoutenable. Je l'associais à monde exclusivement réservé aux adultes, un univers inatteignable. Aujourd'hui, je te revois, Papy, jouant au chef d'orchestre dans le salon, le regard passionné et animé, avec beaucoup de tendresse. Je me rappelle aussi de mes parents m'avertir qu'un jour je regretterai d'arrêter le piano. Tu avais raison, maman, mais j'aime à croire qu'il n'est jamais trop tard. Sachez simplement que je lis chaque soir en écoutant du Mozart, Beethoven ou Tchaikovski, deux passions que vous avez su me transmettre et que j'apprécie à sa juste valeur ce concert improvisé grâce à vous.  

 

 

L'écriture m'est imprévisible : l'envie soudaine, l'inspiration revenante, et la fin toujours très surprenante. Ce spectacle était un très beau cadeau.

 

 

 

lundi 27 septembre 2010 00:39


Tu sais que tu es bien arrivé aux Etats-Unis quand...

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Tu as envie de faire un gros câlin à l’agent douanier lorsqu’il t’a admis à entrer sur le territoire américain, la paranoïa t’ayant accompagné durant l’heure que tu as passé dans la queue devant le bureau d’immigration, mais que tu te contentes d’un « Thank you Sir »,

La frontière mexicaine ne t’a jamais parue si proche même si elle est encore à des milliers de kilomètres,

Le chauffeur de taxi t’a donné une leçon de géographie parce que tu ne savais lui indiquer si ta direction se situait à l’est, l’ouest, le nord ou le sud de la ville alors que sa tête en disait long sur ses propres connaissances lorsque tu lui as dit quelques minutes auparavant que tu étais français,

Les chewing-gums se mâchent la bouche ouverte,

Un courant d’air frais t’envahit à chaque fois que tu passes devant la porte un magasin tant la climatisation est à son maximum,

Tu penses à emporter un pull et une écharpe, parfois même une paire de collants en cours alors qu’il fait 30°c dehors,

Tu agresses systématiquement du regard le/la vendeur (se) lorsqu’il/qu’elle t’annonce le montant de tes achats: non, tu ne te feras jamais aux taxes à ajouter  aux prix indiqués ! ,

Tu t’en sors pour « seulement » 15$ pour une bouteille de lait, un paquet de céréales et trois Coca Light mais qu’on t’offre généreusement un sac en plastique par article,

Ce que tu appelles chez toi un boxer se porte en short ici,

Tu espères ne pas devoir te mettre au jogging pour t’intégrer, véritable sport national,

Tu te surprends à être tenté par une part de pizza, un burger ou un Donut mais que tu repousses l’échéance avant de succomber, tout en sachant que tu n’y échapperas pas,

La part de pizza équivaut en fait à une pizza entière dans ta pizzéria habituelle,

Tu as déjà croisé des pom-pom girls, des footballeurs américains et baseballers en tenue de combat sur le campus alors que les cours n’ont pas encore commencés,

Tu réalises après vingt bonnes minutes de marche que tu n’as parcouru que la moitié du campus,

Un tout petit demi centimètre sur une carte représente en fait des dizaines de kilomètres,

Tu apprécierais presque qu’on t’accoste dans la rue par un « Hi gorgeous ! How are you today sweetie ? », beaucoup plus chantant que le « Hey meuf, t’es bonne ! Tu m’suces ? «  (pardon),

Tu pensais que la vie était chère à Amsterdam,

Tu attends désespérément à un feu pour traverser un carrefour, que tu finis par traverser au rouge, sans jamais comprendre comment fonctionne la circulation,

Le Starbucks  en est presque ridicule au milieu de indénombrables « Coffee To Go » mais que tu y finis toujours, question de principe,

D’illustres inconnus se battent pour te conseiller au mieux sur la direction à prendre sans que tu n’aies rien demandé,

Tu regrettes profondément de ne pas avoir emporté de cash avec toi, le plafond de tes retraits étant vite atteint les premiers jours,

Tu réalises assez rapidement que tu vas devoir apprendre à survivre avec 50$ pendant une semaine,

Tu te repères aux gratte-ciel dans la rue,

Des hommes essaient de te convaincre dans la rue que l’avortement est un crime et qu’on ment aux femmes,

Tu rêves de drapeau étoilé la nuit tant tu en vois flotter dans la rue et que tu te dis que le jour où tu en accrocheras un tricolore à ta propre fenêtre n’est pas encore arrivé,

Un passager te demande où en est la politique contre les camps de Roms dans le métro et que tu te contentes de demander en retour si il neige en décembre à Boston,

Tu as l’impression d’être dans une caméra cachée le 1er septembre alors que les rues sont bloquées pour laisser les étudiants emménager,

Tu n’as jamais pensé passer un week-end à Toulouse ou Strasbourg mais que ça te paraît tout à fait normal d’envisager un aller-retour sur deux jours à Miami ou Los Angeles,

Arrêter de fumer ne t’apparaît plus comme une éventualité mais devient une nécessité à 10$ le paquet,

Tu as eu l’impression de passer un entretien d’embauche à chaque visite d’appartement,  

Tu souris lorsqu’on t’annonce que l’hurricane « Earl » s’approche dangereusement de la côte en pensant « On n’est pas dans Twister, détends-toi », mais que tu vas quand même vérifier l’avancée de la bête sur Internet (elle s’appelle « Earl », c’est l’année des « E » aussi pour les tempêtes (Private Joke)),

Ton chargé de promotion répond en deux minutes montre en main à tes requêtes par mail et que vraiment, on ne t’a pas habitué à ça,

Tu as l’impression d’acheter une maison quand tu payes ton loyer en liasses de billets,

Dès qu’il se passe quelque chose d’un peu suspect, tu as envie de composer « 911 » sur ton clavier pour faire comme à la télé et que tu te demandes si c’est bien un vrai numéro,

 

 

 

Je ne juge pas, j’observe et je compare.

(Liste non exhaustive à compléter)

 

vendredi 03 septembre 2010 04:49


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